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Tous les individus n’ont pas besoin du même ratio d’heures de sommeil, en effet cela peut varier selon l’âge et notamment à cette période cruciale du développement de l’enfant, l’adolescence.

 

Un sommeil cyclique

Réussir à bien dormir n’est pas chose aisée. Comme nous sommes des êtres cycliques, notre endormissement dépend en réalité de la synchronisation de nos horloges biologiques. Hors, tout décalage ou déréglage de ces horloges induit des troubles du sommeil plus ou moins importants.

La mélatonine, ou hormone du sommeil est produite par une glande située au centre du cerveau, l’épiphyse.

Normalement, cette hormone se libère dès la tombée de la nuit afin de favoriser l’endormissement.

La mélatonine atteindra son pic aux alentours de 2h à 3h du matin pour redescendre ensuite à l’aube. Ce creux de l’hormone mélatonine s’accompagnera d’une augmentation de l’hormone du stress dite cortisol (ou cortisone) induisant le réveil.

 

L’influence de l’hormone du sommeil

Chez l’adolescent, l’hormone cortisol entraine un réveil aux alentours de 9h à 10h. Le dérèglement hormonal est un des principaux facteurs des troubles du sommeil chez l’adolescent.

Ces troubles se traduisent par un décalage de l’heure du lever et du coucher. En général, un adolescent commence à s’endormir à partir de 23h, heure à laquelle son hormone du sommeil commence sa chute.

À l’adolescence, le besoin de sommeil se fait plus important. Un adolescent a besoin de dormir de 8 à 9,5 heures de sommeil par nuit. En cause, les dérèglements hormonaux propres à cette période charnière où le développement de l’enfant est à son paroxysme.

 

Un déficit du sommeil en augmentation

On observe que la plupart des adolescents manquent cruellement de sommeil. En effet, les ados se couchent de plus en plus tard et ce dès 11 à 12 ans. Cette tendance à retarder l’heure du coucher ne va pas en s’arrangeant au fil des années et les adolescents prennent l’habitude de veiller de plus en plus tard induisant ainsi un manque de sommeil pouvant se traduire par une accumulation de fatigue et parfois, l’endormissement diurne.

Les habitudes sociales et le mode de vie des adolescents favorisent également un sommeil léger et un appauvrissement du sommeil profond. En cause notamment, les nouvelles habitudes des adolescents qui passent de plus en plus de temps face aux NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication).

L’enfant dort moins, et rencontre donc des dérèglements cycliques. Ce manque de sommeil se verra souvent comblé par le prolongement du sommeil dans la matinée dès que possible et le besoin de plus en plus fréquent de faire des siestes traduisant un déficit de sommeil durant la nuit. Il est donc parfaitement normal que l’adolescent comble ce déficit du sommeil par des nuits plus longues lors des week-ends.

 

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